18.11.2010

Besoin Urgent

Comme c'est difficile, revenir ici, deux ans après.

Comme c'est mauvais signe, revenir ici, deux ans après.

Quand le besoin d'écrire se fait sentir, c'est que la vie déborde en tous sens, que je ne retiens plus rien, que je ne sais plus rien, que je ne veux plus rien.

Début d'hypnose, glisse en avant vers une dépression naissante???

 

Me serais-je trompée ? Nous aurais je trompés ?

Si aimer c'est se croiser au quotidien, alors je ne veux plus t'aimer.

Si vivre ensemble c'est se juxtaposer alors je ne veux plus habiter avec toi.

Mais je ne veux pas partir et je ne me sens pas rester. J'ai peur, de me tromper, de t'aimer et de ne pas y arriver. J'ai peur aussi de ne plus t'aimer et de ne pas pouvoir l'assumer.

J'ai besoin de reprendre pied, d'être accompagnée. J'ai besoin de ne plus attendre, de ne plus laisser le conteur tourner. J'ai besoin de me retrouver.

J'ai besoin de me souvenir de toutes ces raisons pour lesquelles j'ai tout abandonné. J'ai surtout besoin de toi, que tu sois là, qu'on puisse poser les choses sans se voiler la face.

Cela devient urgent.

 

10.01.2008

Petit grain de folie.

Ce poid, je le porte en moi depuis si longtemps.

Ce petit pois qui germe en mon coeur me parait bien lourd aujourd'hui.

A chaque descente, il pousse et pense sortir de son antre, ses bourgeons s'envolent et farandollent.

A chaque remonté les bourgeons se ratatinent, se mettent au repos, se fânent pour la plupart. Le poid redevient idée, la tristesse laisse place à la joie des retrouvailles futures... ou pas. Le temps oeuvre mais le poid est là. Cette douloureuse attente vers cet avenir tellement incertain.

 

Il y a longtemps que cette idée folle me traverse, très longtemps que mes mains cherchent ta peau, que mon souffle attend tes baisers et que mon coeur attend le signal pour laisser les arabesques se libérer.   

Il y a longtemps que tes mots provoquent mes pensées, que tes actes libèrent quelques uns des bourgeons qui m'habitent. Aussitôt que je pense avoir sondé le fond des âbimes, à chaque fois que la raison prend le dessus sur tes mots, tu te joues de moi à nouveau, et je tombe encore dans tes fillets.

 Toi, grand cultivateur de pensées au naturel, tu es l'unique jadinier de ce pois et l'unique fondateur des mes maux. Toi sur qui je rejette la faute de mes turpitudes et de mes caprices, tu sais si bien retourner les mots, les actes et les pensées que le plus souvent je me perds.

Quand je t'entends expliquer à ceux qui prennent le temps de te laisser parler de tes rêves, la place et l'idéal que tu te fais de la compagne d'une vie,  je brûle de te crier que je suis là moi... Incomplete , imparfaite et absolument inadaptée pour les grandes histoires de coeurs, j'imagine, je rêve et j'espère qu'un jour c'est de moi dont tu parleras.

 

J'imagine déjà la tête de ceux dont je pense à demander l'aide pour sonder tes pensées, je sais qu'une fois de plus ils vont me rapeller, que je suis partie, que je ne suis pas elle, que je suis bien bête de mordre encore et encore depuis toutes ces années. Je ne saurais même pas comment leur expliquer, à quel point je suis sereine en ta présence, à quel point je me retrouve, à quel point tu es inscrit dans mon coeur si loin que même ma tête ne te déloge pas.

 

Lorque tu te joues de moi, ma tête te crie d'arrêter, le regard des autres me crie de t'arrêter et mon coeur t'implore de continuer et enfin de ceuillir cette folie que tu cultives depuis tant d'années.  

Si j'étais raisonnable,  je prendrais ce grain de folie que tu habites et je le remetrais entre les mains d'une autre. Si j'étais une autre ce pois n'aurais même pas germé. Si je n'étais qu'une gamine amoureuse j'aurais au moins la satisfaction de voir les arabesques se disperser.

Mais comme je suis moi je continue encore et encore à t'aimer. J'espère encore et encore qu'un jour tu sauras me parler. Et je crois encore et encore et encore que les autres vont ou m'aider à savoir qui tu es ou me ramener à la réalité. 

 

Et comme je suis moi, folle à liée, des ces mots et de ces désirs inachevés, je continue à protéger ce petit pois de folie que tu es.